Programme 22/07

ikurriñaHEMEN EUSKARAZ

10h Elizaldia : conférence spectacle 
14h Kafe Zabalik, Itinérances des lieux dits 
15h Promenons-nous dans les bois
17h La Tente des Batoutos 
19h Euskal jauziak, apero-swing /Atharri

21h30  à Atharri : LE CHANT DU VOYAGE

Du Pays Basque à la Macédoine

"HARATAGO"

« Basa Ahaide »

Dans les montagnes souletines et plus particulièrement dans les Arbailles, les ancêtres, bergers, chantaient déjà ces chants liés à la nature, au monde sauvage… Les Basa Ahaide. Sans paroles, véritables calligraphies sonores, ils expriment le vol de l’aigle ou des chocards… mais aussi l’émerveillement et l’humilité de l’humain devant l’immensité de la nature.

Les Basa Ahaide réclament du souffle, une force calme et profonde, de l’audace vers les cimes… pour que ces « chants longs », mélodies parmi les plus belles, prennent vie.

« HARATAGO », « plus loin »

Depuis toujours, ils sont chantés en solo et « a capella »… Mais Julen, à travers ses voyages, a rencontré et échangé avec des musiciens de Turquie, Azerbaïdjan, qui pratiquent le « chant long » sans frontière vis-à-vis des instruments et du rythme. Dans ce projet, grâce à une orchestration inédite aux côtés de Jordi Cassagne, Nicolas Nageotte et Bastien Fontanille,  il porte « plus loin » les Basa Ahaide, sans les perdre pour autant.

Ainsi… la voix, le violone, klarinet, duduk, amboès, vielle à roue ou banjo se croisent et s’entremêlent, chacun devenant tour à tour Aigle, ou son ombre furtive.

Julen Achiary : voix, percussions // Nicolas Nageotte : clarinette, duduk, kaval  // Jordi Cassagne : violone // Bastien Fontanille : vielle à roue, banjo, amboès
 

KOÇANI ORKESTAR

Koçani Orkestar
"Cette fanfare est une bombe ! Imaginez l’énergie et le brio d’un fantastique gypsy brassband, avec une énorme section de cuivres funky.
Originaire de Macédoine, le KOCANI ORKESTAR mixe rythmes turcs, bulgares et solos orientaux, pour une fête sonore authentique, frénétique et pleine d’émotion.
"À la fois kitsch et jazzy, une frénésie flamboyante qui redonnerait le moral à une armée de déprimés !"
Eliane Azoulay - Télérama Atharri va danser au son des musiques tziganes ! ICI EN VIDEO Un certain génie propre aux musiciens tsiganes et au peuple Rom leur ont permis de sublimer bien des musiques autochtones, permettant ainsi l’évolution et la rencontre de styles musicaux et chantés spécifiques à une culture ou une ethnie. Voués par leur destin et leur statut à assurer le rôle de musiciens professionnels, les Roms sont devenus à travers les âges les dépositaires souvent exclusifs des musiques traditionnelles et le miroir fidèle de la culture du pays habité. Mais en même temps, grâce à leur voyage, ils ont savamment embrouillé et ainsi sublimé à leur manière une multitude de styles.
Les facteurs d’emprunt dus à la nécessité de s’adapter à la demande locale n’empêchent pas les tsiganes de posséder une musique ayant son propre caractère, contrairement à l’idée préconçue qui voudrait que ces derniers ne possèdent que le don d’imitation : chez les Tsiganes jouer est synonyme de créer. Cette constatation prend d’autant plus d’importance pour le Kocani Orkestar qui a su imposer des arrangements très originaux.
Dans les régions des Balkans, les orchestres calqués sur le modèle de la fanfare sont une spécificité "Rom" avant tout.
De la Serbie occidentale à la Macédoine, ces derniers détournent avec une grande imagination le rôle initial des fanfares traditionnelles.
Ces fanfares furent créées pendant le 19ème siècle à l’imitation des orchestres militaires turcs qui remplacèrent à partir de 1828 les formations "Mehterhanes" des Janissaires turcs. Vraisemblablement elles détrônèrent comme en Turquie les anciens ensembles traditionnels de hautbois (zurna, zurla ou mizmar) et tambour à double membrane.
À Kocani, ville située dans la nouvelle République de Macédoine, la musique de fanfare Rom s’appelle Romska Orientalna muzika.
Les Balkans, de l’Albanie à la Turquie, de la Grèce à la Bulgarie, englobent une multitude d’expressions aux origines ethniques très diverses. Néanmoins au sein de cette complexe mosaïque rurale et pastorale on peut pressentir une certaine tendance musicale qui semble correspondre à l’ancienne occupation ottomane. L’aspect oriental de la musique des Balkans semble particulièrement entretenu par les tsiganes venus de Turquie dès le début de l’occupation ottomane au 14eme siècle et bien-sûr orientaux de par leur origine indienne.
En Macédoine les Roms sont majoritairement de religion musulmane, les musiciens jouent aussi bien pour les leurs que pour les gadjés, les non-gitans. Ils ont absorbé une multitude de styles avec lesquels ils jonglent sans cesse, ayant conservé même dans leurs fanfares la notion orientale de teneur et ligne mélodique assumée autrefois grâce à la technique de respiration circulaire et continue des joueurs de hautbois.
Les introductions lentes et improvisées sans rythme portent leur nom turc taksim ou encore trepeza en macédonien, évoquant ainsi la table : celle à laquelle on s’assied pour savourer un mets délicat.
Les airs de romance ont eux plusieurs terminologies : ce sont les Gazel en turc (originaire de ghazal en arabe où la beauté de la femme était celle de la gazelle du désert), les sevdak ou sevdalinka en macédonien et en serbe, mot aussi dérivé du turc sevda qui signifie passion ou amour.
Les sevda très orientales et très enjolivées en milieu urbain ont conservé la seconde augmentée de la musique orientale.
Les styles ainsi s’entremêlent constamment qu’ils soient turska (turque), rosmki (rom), bulgarska (bulgare), rumunski (roumain), srpsko (serbe). Au delà de ces influences régionales, l’inspiration orientale des roms peut aller jusqu’à leur véritable racine puisque certaines mélodies importées par le cinéma indien font maintenant leur apparition au sein du répertoire rom.
La plupart des instrumentaux basent leur rythme sur ceux des danses traditionnelles dont ils portent aussi le nom : cocek pour la danse de la femme ou oro pour les danses collectives circulaires. Là aussi les formules rythmiques ont été glanées au gré d’inspirations anciennes et modernes jusqu’à la rumba et l’oriental salsa. Le Kocani Orkestar propose des interprétations originales du répertoire traditionnel. Il introduit une certaine modernité tout en évitant le piège d’une jazzification d’une musique balkanique qui, à travers les musiciens Roms, conserve résolument son origine orientale.
Texte Alain Weber

BATOUTO BAL III

Le bal dans toute sa créolité, avec du forró, des bourrées,    fandangos, maloya... toute la nuit! 
Batouto Bal 3
TARIFS soirée complète: 
16€ tarif normal
13€ tarif réduit (demandeurs d'emploi, étudiants, -16 ans)
gratuit -12 ans

réservations internet : cliquez ici
info : 06 33 72 55 53
ezkandrai@gmail.com